Elle a besoin d'aide cette Juliette. Elle sort de prison, après avoir commis l'irréparable, le pire des crimes: attenté à la vie de son enfant. Elle a payé sa dette à la société, 15 de prison, pendant lesquels ses parents l'ont renié et pire niée. Reste cette soeur absente pendant tout ce temps, avec qui les services sociaux ont pris contact pour la sortie et qui vient donc l'accueillir. Cette soeur qui a été incapable d'avoir d'enfant et qui en a adopté deux. Deux charmantes petites filles, une grande pleine d'esprit, comme le sont toujours les enfants de cinéma dans ces cas là, et une petite assez sale, à qui personne ne semble prêter trop d'attention. Forcément le mari n'est pas ravi de voir débarquer au sein de sa famille, une femme qui a détruit la sienne. Autour d'eux gravitent une femme de ménage brise fer qui n'aura aucun rôle, un prof qui va tombé amoureux de cette écorchée vive et des amis avec leurs défauts et leurs qualités mais rempli d'amour pour eux. Autour de Juliette, d'autres personnages, une assistante sociale pleine de bonne volonté, forcément, un beauf d'un autre âge, un patron horrifié et un flic en déprime amoureuse.
Pleins de sujets de société sont abordés, pleins de bons sentiments, un peu trop peut-être, ils alourdissent parfois le sujet principal. Le film pourrait tomber dans la mièvrerie, ce qui le sauve à un nom: Kristin Scott Thomas. Eblouissante de bout en bout. Parfois, elle à la beauté éclatante d'une fille de 24 ans, parfois la tristesse d'une femme de 50, souvent la plénitude d'une femme de 40. Mais quelle âge a t'elle d'ailleurs. Elle qui sans maquillage ou presque peut incarner tous les ages de la vie d'une femme, toutes les étapes. De la douleur à la colère, de la joie à l'amour. Pour cela, évidemment, elle mérite un César et d'autres récompenses. Elle illumine un film. Mais elle n'est pas la seule, Elsa Zylberstein est parfaite aussi et tous les hommes sont excellents. Heureusement que ces acteurs sont là, heureusement, on en choisis d'autres et le film avec sa fin d' « happy end » dramatique, ne mériterait même pas d'être vu... Là, l'émotion vous envahit par vagues et atterrit sur des pulls bleus...
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