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Déjà un film en noir et blanc ça pose le genre, ensuite un film où les héros sont des loosers, ça fait plutôt plaisir et c'est vrai que ce sont des loosers. De gentils loosers mais des loosers quand même. Du genre à braquer une cafétéria de nationale sans armes, mais juste avec une main dans le manteau pour faire genre. Des loosers qui enlèvent une ado gentiment rebelle pour réclamer une rançon à son père qui se fout d'elle. Du genre à ce disputer mesquinement mais pas méchamment pour la paternité d'une chanson. Du genre à faire un arrêt cardiaque sur le point de cambrioler un Mcdo... etc. Mais pour interpréter ces loosers magnifiques, Samuel Benchetrit a choisi une belle flopée d'acteurs. Mouglalis sculpturale, du genre mutique mais quand elle l'ouvre elle fait mouche. Edouard Baer, très maîtrisé parfait dans son rôle de celui qui veut avoir mais se fait avoir. Deux acteurs belges excellents et une ado talentueuse. Bashung et Arno dans des rôles dont on ne sait pas trop à quel point ils sont joués ou pas, tant ils semblent crédibles. Et puis des vieillards sublimes, Rochefort en tête, mais aussi Kalfon... Un film de genre donc. Qui fait penser pas mal à Tarantino mais aussi au film d'Audiard, sans oublier Buster Keaton ou Chaplin à qui une séquence hommage est réservée. Mais plus qu'un film de genres, c'est aussi un film drôle et même sacrément. Un bien bon film donc, dans son genre évidemment. Seul vrai regret, la belle affiche du film, ne fait référence à aucune scène…
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