Quand comme moi, on ne connaît pas grand chose à la peinture, une exposition de Vlaminck au musée du Luxembourg, ça dépasse assez peu le stade de couleurs chaudes jetées avec talent sur la toile. On distingue bien des périodes, des styles très différents, mais comme les dates se mélanges et que la période de l'expo est assez courte on y perd un peu son latin. Alors oui, c'est beau ou pas, ça touche ou pas mais ça ne va pas plus loin. Bon, on sait quand même que c'est un fauviste, le premier des mêmes. Mais après... Alors pour le visiteur lâché comme un fauve (of course) solitaire, on est assez perdu. Heureusement, que c'est une soirée spéciale et que des conférenciers sont là pour tout remettre en perspective. Alors, je ne vous ferais pas le résumé, tout d'abord j'en serai incapable, ça remonte à plusieurs semaines, ensuite, à vous d'aller chercher plus loin, si ça vous intéresse. Mais bon de savoir que l'influence de son acheteur principal, un galeriste renommé, a beaucoup influencé son oeuvre et le choix de ces styles, ça éclaire déjà le bonhomme qu'on pouvait trouver un peu fumeux. Et puis savoir aussi que comme il inventait une forme, il tâtonnait, faisait des recherches, des essais et puis essayait de voir à droite et à gauche ce que faisaient ces collègues, leur piquait tel assemblage de couleurs, tels motifs de nature morte... permet effectivement de tout remettre en perspective et ça en devient passionnant. Et ça apprend de façon bien ludique. Une expo à voir donc, mais avec un guide.
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