Dans un décor gris façon sous-sol, ou parking fraîchement repeint, censé représenter un jardin (oui on est dans l'abstraction, mais c'est pour montrer que les personnages sont enfermés sur eux-mêmes, dans leur comportement et leurs contradictions), se débat un homme qui mourra le soir même. Mais ça, il ne le sait pas encore. Il est alcoolique et ce qu'il sait, c'est que par le plus grand des mystères, son ex-femme, à décider de revenir passé son nez par ici (on est au Mexique dans les années 50). Son frère aventurier d'opérette est là aussi, ainsi que le narrateur, debout le plus souvent sur un côté de la scène, ces deux hommes flirtant avec plus ou moins de succès avec la susnommée épouse. Et pour ne rien arranger, c'est le jour de la fête des morts. Une ambiance particulière où les locaux sont assez excités. Bon, passons sur le narrateur assez inconsistant, sur le frère au style Brice de Nice. Mais arrêtons nous sur l'épouse qui n'est pas sans évoquer Marilyn (blonde, robe blanche....) et le couple étrange qu'elle forme avec cette homme qui a décidé de tout laisser tomber et de sombrer lentement. Un couple étrange mais très bien défendu par un beau duo d'acteurs. Là encore, le sujet m'est familier, la dernière journée d'une personne, mais le traitement, très psychologique des personnages et des actions, et assez éloigné de mon univers. La pièce qui fait étrangement ressentir la canicule mexicaine passe plutôt bien, on ne s'ennuie pas, mais on ne s'emballe pas non plus. Quelques jours après, elle ne laisse pas de souvenirs impérissables, plutôt une vague impression.
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